Entre les murs

La tentation surréaliste

 

Le poème du mois

Comme deux gouttes d’eau de Paul Eluard

 

L’homme

Ses bizarres idées de bonheur l’avaient abandonné

Il imposait sa voix inquiète

A la chevelure dénouée

Il cherchait cette chance de cristal

L’oreille blonde acquise aux vérités

Il offrait un ciel terne à des regards lucides

Leviers sensibles de la vie

Il n’attendait plus rien de sa mémoire qui s’ensablait

 

L’amour unique tendait tous les pièges du prisme

Des sources mêlées à des sources

Un clavier de neige dans la nuit

Tour à tour frissonnant et monotone

Une fuite un retour nul n’était parti

Tout menait au tourment

Tout menait au repos

De longs jours étoilés de colères

Pour de longs jours aux nervures de baisers

L’enfance à travers l’automne d’un instant

Pour épuiser l’avenir

 

Et cent femmes innocentes ignorées ignorantes

Pour préférer celle qui resta seule

Une nuit de métamorphoses

Avec des plaintes des grimaces

Et des rancunes à se pendre.

 

 

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